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Le Bien Heureux · Belgique
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Jeudi 5 novembre 2026 Édition de midi Numéro LXXI
Pratique · Entre deux cafés · ≈ 3 min de lecture

PME wallonnes : jusqu’à 30 000 € pour se préparer au CRA, à condition d’en financer autant

Le programme européen SECURE finance la moitié d'un projet de conformité au Cyber Resilience Act, jusqu'à 30 000 €. Dépôt en anglais avant le 11 décembre.

Une PME qui fabrique un objet connecté, une application ou un logiciel vendu en Europe va devoir se plier au Cyber Resilience Act, le règlement européen 2024/2847 sur la sécurité des produits numériques. Se mettre en règle coûte de l’argent. Le programme européen SECURE en rembourse une partie, et son deuxième appel est ouvert jusqu’au 11 décembre 2026.

La Belgique fait partie des pays éligibles, et le Centre pour la cybersécurité Belgique est partenaire du programme. Une PME wallonne peut donc candidater, à condition de cocher plusieurs cases.

Qui peut candidater

Le critère décisif n’est pas la taille, c’est l’activité. Les produits de l’entreprise doivent « potentially fall within the scope of the CRA ». Une PME qui développe ou commercialise des produits avec des éléments numériques est concernée. Un cabinet comptable qui se contente d’utiliser des logiciels ne l’est pas, même s’il a de bonnes raisons de soigner sa cybersécurité.

Il faut aussi être une PME au sens européen, établie et contrôlée dans un pays éligible. Le programme vérifie les entreprises liées et les propriétaires ultimes : une immatriculation belge ne suffit pas si la société appartient à un groupe hors des critères. Enfin, le projet ne doit pas être financé deux fois.

La moitié, et pas un euro de plus

SECURE finance 50 % des dépenses éligibles, avec un plafond de 30 000 € par projet. Pour toucher l’aide maximale, il faut donc présenter 60 000 € de dépenses, dont 30 000 € restent à la charge de l’entreprise. L’enveloppe totale de l’appel atteint 11,5 millions d’euros pour l’ensemble des candidats, et la sélection n’est pas automatique. Le versement intégral au départ n’est pas garanti non plus.

Les dépenses admises doivent servir le projet de conformité : audit d’écart par rapport au règlement, formation des équipes, tests de sécurité, développement sécurisé, documentation technique.

Le dossier, en anglais

Le dossier se rédige en anglais, sauf pour les documents officiels nationaux. Prévoyez :

  • la description du projet et son budget, sur les modèles fournis ;
  • la déclaration de contrôle et la chaîne de propriété ;
  • la preuve d’immatriculation et de bonne situation de l’entreprise ;
  • les derniers comptes annuels ;
  • une déclaration du candidat signée avec une signature numérique qualifiée, au format PAdES.

La carte d’identité électronique belge permet en principe une signature qualifiée ; vérifiez que votre outil produit bien un PDF signé dans ce format. Les modèles et le dépôt passent par la page de l’appel. Pour une question sur un document belge, le Centre pour la cybersécurité Belgique, centre national de coordination et partenaire du programme, est l’interlocuteur indiqué ; le programme propose aussi une assistance à submission-support@secure4sme.eu.

Ne pas viser le 11 décembre à minuit

Les pages de l’appel ne précisent pas d’heure limite garantie pour chaque candidat. Une signature qualifiée qui refuse de fonctionner le dernier soir suffit à faire manquer l’échéance. Visez plutôt fin novembre, d’autant que les failles exploitées ne prennent pas de vacances (on en avait parlé : la flambée des failles en octobre).

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