Starlink revenu sur le front ukrainien, Musk menace de couper le service aux frappes de drones
Après dix jours de restrictions, Kiev dit que Starshield refonctionne. Le 25 octobre, Musk prévient : utiliser Starlink pour tuer vaudra fin du service.

Les terminaux militaires ukrainiens refonctionnent. Le ministre de la Défense, Evgeniy Khmara, a déclaré le 24 octobre 2026 que Starshield, la version militaire du réseau Starlink, semblait de nouveau fonctionner normalement, selon le Wall Street Journal cité par TechCrunch. L’armée poursuit ses tests et n’a reçu aucune explication sur les restrictions des dix jours précédents.
Dix jours de drones à l’aveugle
Depuis le 14 octobre, les terminaux coupaient la connexion au-delà d’environ 160 km/h (on en a parlé ICI). Les drones ukrainiens perdaient le lien en vol : certains ont été perdus, d’autres ont dû ralentir et sont devenus plus vulnérables, selon le Wall Street Journal. Toujours d’après le quotidien, Donald Trump aurait appelé Elon Musk le mercredi 21 octobre pour lui demander de rétablir le service.
« Fin de l’histoire », écrit Musk
Le patron de SpaceX a aussitôt fixé ses conditions sur X. Le 24 octobre, il écrit qu’utiliser Starlink, « un service commercial civil », pour des frappes de drones offensives « n’a jamais été autorisé et ne devrait pas l’être ». Starshield, ajoute-t-il, est un autre système, contrôlé par le gouvernement américain : « Ce qu’ils décident de faire leur appartient. »
Quelques heures plus tard, il insiste : les conditions de Starlink n’ont pas changé, c’est « un système civil, pas un moyen de tuer », et « la violation de ces conditions entraînera la fin du service ». Le message se termine par « Fin de l’histoire ». Selon Clubic, Musk s’appuie sur un message de Volodymyr Zelensky du 16 octobre évoquant des frappes de moyenne portée menées avec Starlink. Le 10 octobre, il avait déjà écrit que Zelensky était « allé trop loin ».
Un réseau civil au cœur d’une guerre
La distinction entre Starlink et Starshield arrange tout le monde sur le papier. Sur le front, elle reste floue : on ignore quels terminaux équipent chaque unité et chaque drone, et personne n’a expliqué publiquement qui a décidé du bridage, ni pourquoi il a cessé. Elle laisse surtout une question entière : les communications d’une armée en guerre dépendent, pour une part, des messages qu’un seul chef d’entreprise publie sur son réseau social.
« Fin de l’histoire », donc. C’est la deuxième fois en dix jours que l’histoire repart.
En bref
- Le 24 octobre 2026, Kiev dit que Starshield fonctionne de nouveau normalement, sans explication sur les restrictions.
- Pendant dix jours, les terminaux décrochaient au-delà d’environ 160 km/h, ce qui a privé des drones de connexion.
- Musk menace de couper Starlink en cas d’usage pour des frappes, et renvoie Starshield au gouvernement américain.
- Selon le Wall Street Journal, Donald Trump a demandé à Musk de rétablir le service.
Sources : TechCrunch, 24 octobre 2026, d’après le Wall Street Journal ; Elon Musk sur X, 24 octobre et 25 octobre 2026 ; Clubic, 25 octobre 2026.
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Le Bien Heureux · Rédaction Capibara · Dimanche 25 octobre 2026