Un lien bourré de traceurs ? Le Capybara a construit l’outil qui le nettoie
Collez un lien, il ressort propre : notre nettoyeur retire les codes de suivi connus, explique chacun et ne nous envoie rien. Mode d'emploi en trois gestes.

Vous copiez une vidéo YouTube pour un ami : le lien arrive avec un « si= » en bagage. Une publication X ? « ?s=20 ». Une boutique croisée sur Facebook ? « fbclid= » suivi d’une longue suite de caractères. Ces petits codes racontent d’où vient le clic, et parfois qui l’a partagé. Nous en avions déjà démonté quelques-uns (on en a parlé : les codes cachés dans les liens X). Lassé de jouer du ciseau, le Capybara a construit l’outil.
Coller, nettoyer, copier
Le nettoyeur de liens tient en une page du journal. Collez un lien, ou un message qui en contient un : il rend la version propre, prête à copier, et détaille chaque morceau retiré, avec une ligne d’explication et le nom du service qui l’ajoute. Parmi les habitués :
- utm_source, utm_medium et leurs cousins : les étiquettes de campagne, qui disent au site quel réseau ou quelle lettre vous a amené ;
- fbclid, gclid, msclkid : les identifiants de clic de Facebook, de Google Ads et de Microsoft ;
- si et igsh : les codes de partage de YouTube, de Spotify et d’Instagram ;
- sur une publication X, tout ce qui suit le « ? » saute, comme nous le conseillions.
Il garde ce qui sert : sur YouTube, l’identifiant de la vidéo et le moment où elle démarre. Et quand un lien fait un détour par Google ou Facebook, qui notent votre clic avant de vous renvoyer, il vous rend la vraie destination.
Rien ne part chez nous
Tout se passe dans votre navigateur. Pendant le nettoyage, la page ne contacte aucun serveur, ne garde rien et ne pose aucun cookie ; n’importe qui peut le vérifier en affichant le code source de la page. Seule exception, signalée sur la page : le sélecteur de langue du site fait appel à Google Traduction quand on l’utilise.
Par la même logique, l’outil ne suit pas les liens raccourcis comme t.co ou bit.ly : connaître leur destination obligerait à contacter un serveur à votre place. Il vous le signale ; ouvrez d’abord le lien, puis collez la vraie adresse.
Ce qu’il ne promet pas
Le nettoyeur retire les traceurs qu’il connaît, pas les autres. Les codes inconnus restent en place et sont cités, car certains font fonctionner le site, comme le numéro d’un produit. Il ne dit pas si un site est sûr. Et il ne rend pas anonyme : le site que vous ouvrez vous voit toujours arriver. Il évite seulement de raconter, en prime, comment le lien a voyagé.
C’est le premier outil du labo du Capybara : de petits outils pratiques, nés de nos articles, qui fonctionnent sans rien nous envoyer. Sa liste de traceurs est datée, et nous la tiendrons à jour.
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Le Bien Heureux · Rédaction Capibara · Dimanche 1 novembre 2026