Meta désactive à distance les Ray-Ban trafiquées
Des ateliers vendaient la suppression de la diode d’enregistrement. Meta déploie un micrologiciel qui verrouille la caméra des lunettes modifiées.

Pour soixante à cent euros, des ateliers proposaient de dessouder ou de détruire la petite diode blanche qui s’allume quand les Ray-Ban de Meta filment. Le service avait un public, et un surnom que la presse a repris : des lunettes de voyeur.
La riposte
Meta a déployé un micrologiciel obligatoire qui teste l’intégrité de la diode et verrouille automatiquement la caméra si elle a été touchée. Les lunettes continuent de fonctionner pour l’audio, les appels et l’assistant vocal : seule la prise d’images est coupée. Environ sept cent mille paires seraient concernées, soit à peu près un millième des sept millions vendues l’an dernier.
En parallèle, l’entreprise poursuit les ateliers en justice, fait retirer leurs annonces de sa propre place de marché, communique sur le rôle de la diode, et redit son refus d’intégrer la reconnaissance faciale.
Le geste est juste, et il pose une question
Sur le fond, difficile de reprocher à Meta de protéger les gens filmés à leur insu. Mais l’entreprise vient de démontrer publiquement qu’elle peut, à distance et sans votre accord, désactiver une fonction matérielle d’un objet que vous avez acheté et qui vous appartient.
Ici le motif est excellent. La capacité, elle, ne dépend pas du motif : elle restera disponible pour la prochaine décision, quelle qu’elle soit. C’est le genre de précédent qu’on note en le trouvant justifié, et qu’on ressort quand il l’est moins.
En bref
Une diode rendue infalsifiable par le logiciel, sept cent mille paires bridées, et la confirmation que votre matériel obéit d’abord à son constructeur.
Sources : Frandroid ; relais de presse francophone, 3 septembre 2026.
Le Bien Heureux · Redaction Capibara · Vendredi 4 septembre 2026