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Le Bien Heureux · Belgique
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Mardi 3 novembre 2026 Édition du soir Numéro LXIX
Actualités · Au creux de l’après-midi · ≈ 2 min de lecture

Le télescope Swift retombera vers le 7 novembre, après 22 ans à guetter les explosions du ciel

Lancé en 2004, Swift a repéré plus de 2 000 sursauts gamma. Son sauvetage a échoué : il devrait retomber vers le 7 novembre, surtout au-dessus des océans.

Vue d'artiste du télescope spatial Swift et de ses panneaux solaires sur fond noir
Le télescope Swift vu par le studio de visualisation scientifique de la NASA. © NASA, domaine public, Wikimedia Commons.

Pendant 22 ans, Swift a joué les vigies. Quand une étoile s’effondrait quelque part dans l’univers en lâchant un éclair de rayons gamma, le télescope de la NASA pivotait vers elle en moins de deux minutes et prévenait les observatoires au sol. Cette semaine, c’est lui qui tombe.

Selon des simulations citées par Space.com et reprises par Numerama, Swift devrait rentrer dans l’atmosphère autour du vendredi 7 novembre. L’heure et le lieu exacts ne seront connus qu’au dernier moment, à quelques minutes près.

Un palmarès de vigie

Lancé en novembre 2004 et rebaptisé en 2018 Neil Gehrels Swift Observatory, du nom de son premier responsable scientifique, Swift a détecté plus de 2 000 sursauts gamma et environ 1 400 explosions d’étoiles, rappelle heise. Son vrai talent : donner l’alerte assez vite pour que les grands télescopes au sol voient les explosions les plus violentes.

Le sauvetage qui a tourné en rond

L’activité du Soleil, en gonflant la haute atmosphère, a freiné le télescope jusqu’à le faire descendre. Une mission de sauvetage a été tentée : la sonde LINK de la société Katalyst, lancée le 3 juillet après une préparation éclair, devait s’y accrocher pour le remonter.

Mais la sonde s’est mise à tourner sur elle-même : deux de ses trois roues de réaction, qui servent à l’orienter, étaient en panne. Le 19 août, l’espoir a été abandonné. Les instruments de Swift sont coupés, et l’université d’État de Pennsylvanie, qui l’exploite, le laisse redescendre « naturellement ».

Faut-il lever les yeux ?

Pas d’inquiétude. Swift était déjà sous les 275 kilomètres d’altitude, plus bas que la Station spatiale internationale. L’essentiel devrait se désintégrer en quelques minutes, et sa trajectoire survole surtout des océans. La NASA n’a même pas publié d’évaluation de risque, signe que le danger est jugé négligeable.

Et la Belgique peut dormir : l’orbite de Swift, inclinée d’environ 20 degrés sur l’équateur, ne le fait jamais passer au-dessus de nos latitudes.

Swift ne sera pas le dernier vétéran à tirer sa révérence : Hubble suit la même pente, plus lentement (on en avait parlé : Hubble, qui pourrait retomber vers 2033).

En bref

  • Le télescope Swift de la NASA, lancé en 2004, devrait rentrer dans l’atmosphère vers le 7 novembre 2026.
  • Il a détecté plus de 2 000 sursauts gamma et environ 1 400 explosions d’étoiles.
  • La mission de sauvetage de Katalyst a échoué, sa sonde ayant perdu deux roues de réaction.
  • Le risque est jugé négligeable : rentrée surtout au-dessus des océans, et jamais au-dessus de la Belgique.

Sources : heise, Numerama.

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