PC Windows oublié des mois : 7 h de mises à jour au réveil, et comment l’éviter
Un portable Windows 11 éteint quelques mois a exigé 7 h de mises à jour à son réveil. Pourquoi ça s'accumule, et quatre gestes pour l'éviter.

Richard Speed, journaliste à The Register, voulait juste tester une astuce d’installation sur un portable Windows 11 resté éteint quelques mois. Il a récupéré sa machine 7 h plus tard. Entre-temps, Windows a enchaîné les correctifs, une nouvelle version du système, des firmwares, des pilotes et une série de redémarrages, avec cette barre de progression qui reste une heure à 65 % avant de bondir à 98 % et de s’y figer à nouveau.
Pourquoi ça s’accumule
Les correctifs mensuels de Windows sont cumulatifs : un PC en retard n’installe que le dernier, pas toute la série. Le problème vient du reste. Si la version installée arrive en fin de support, Windows impose d’abord une mise à jour de fonctionnalités, c’est-à-dire presque une réinstallation. Or Windows 11 24H2 s’arrête le 13 octobre. Viennent ensuite les pilotes et les firmwares du constructeur, qui arrivent un par un, chacun avec son redémarrage. Et chaque redémarrage déclenche une nouvelle recherche, qui trouve de nouvelles mises à jour.
Quatre gestes pour ne pas y laisser la journée
- Allumer le PC une fois par mois, sur secteur, et lancer Paramètres > Windows Update > Rechercher des mises à jour. Recommencer jusqu’au message « Vous êtes à jour ».
- Faire le rattrapage la veille, jamais le matin d’une présentation ou d’un départ en voyage.
- Brancher le chargeur, et le câble réseau si possible, et ne jamais couper une mise à jour de firmware en cours.
- Pour un saut de version, l’Assistant d’installation de Windows 11, sur le site de Microsoft, fait la mise à niveau d’un bloc au lieu de la laisser arriver par morceaux.
Suspendre les mises à jour ne règle rien : la pause ne dure que quelques semaines, et la file d’attente vous attend à la sortie. (J’ai un vieux portable au grenier qui me regarde de travers depuis que j’ai lu ce récit !)
Un seul témoignage
Le chiffre de 7 h vient d’une seule machine, dont on ne connaît ni le modèle, ni l’âge, ni la version de départ. Un SSD lent ou une connexion médiocre pèsent lourd sur un tel total. Microsoft n’a pas réagi, et le texte est une chronique au ton volontairement exaspéré, pas une mesure. Le fond reste juste pour autant : plus une machine dort longtemps, plus son réveil coûte cher.
Le Bien Heureux · Redaction Capibara · Lundi 21 septembre 2026