90 minutes chrono sur le parking, la caméra lit votre plaque
Des caméras lisent votre plaque à l'entrée du parking du supermarché. Au-delà de 90 minutes, une demande de paiement d'environ 35 ⏠arrive par courrier.

Le parking du supermarchĂ© est l’un des derniers endroits oĂč l’on se gare sans rien signer, sans rien dĂ©clarer et sans penser une seconde qu’un compteur tourne. Lidl teste un dispositif qui met fin Ă cette insouciance : des camĂ©ras lisent la plaque Ă l’entrĂ©e, la relisent Ă la sortie, et au-delĂ de 90 minutes le conducteur reçoit une demande de paiement d’environ 35 âŹ.
Comment le systĂšme fonctionne
La lecture automatique de plaques n’a rien de neuf, elle Ă©quipe les parkings payants depuis des annĂ©es. Ce qui change, c’est qu’elle arrive sur un parking gratuit, oĂč le client ne prend aucun ticket et ne croise aucune barriĂšre. Les camĂ©ras viennent de Survision, en partenariat avec Scheidt & Bachmann, deux fournisseurs bien installĂ©s du stationnement. Le test principal porte sur une dizaine de magasins polonais, Ă WrocĆaw et PoznaĆ, tandis que des installations comparables existent dĂ©jĂ en France, notamment Ă Nice et Ă Pierrefitte-sur-Seine.
Un dĂ©tail mĂ©rite l’attention : ressortir puis revenir en moins de 15 minutes ne remet pas le compteur Ă zĂ©ro. La ruse Ă©vidente est donc dĂ©jĂ bouchĂ©e. Sur les sites français, un QR code Ă l’entrĂ©e informe les conducteurs de leurs droits au titre du rĂšglement europĂ©en sur les donnĂ©es personnelles, ce qui rappelle utilement qu’une plaque lue et conservĂ©e est une donnĂ©e personnelle.
(90 minutes, c’est confortable pour des courses et trĂšs court pour des courses suivies d’un cafĂ© en terrasse. Le dispositif sait exactement ce qu’il vise ! đ )
Ce n’est pas une amende, et le montant n’est pas confirmĂ©
Deux prĂ©cisions valent mieux que le chiffre qui circule. D’abord, les 35 ⏠ne sont pas confirmĂ©s par Lidl, qui s’est gardĂ© de valider un montant ; ils viennent d’un relevĂ© de terrain, et d’autres reprises de l’information avancent des sommes bien supĂ©rieures, jusqu’Ă plusieurs centaines d’euros, sans qu’on sache ce qui relĂšve du montant de base ou d’une majoration en cas de non-paiement. Ensuite, ce n’est juridiquement pas une amende : une enseigne privĂ©e ne verbalise personne, elle rĂ©clame une pĂ©nalitĂ© contractuelle dont la validitĂ© et le recouvrement dĂ©pendent du droit local et de la façon dont le conducteur a Ă©tĂ© informĂ© en entrant. La question intĂ©ressante n’est donc pas le tarif, c’est de savoir si un panneau en bordure de parking suffit Ă former un contrat.
En bref
- Lecture automatique de plaques Ă l’entrĂ©e et Ă la sortie de parkings de supermarchĂ© gratuits.
- 90 minutes offertes, puis une demande de paiement d’environ 35 âŹ, non confirmĂ©e par l’enseigne.
- Sortir et revenir en moins de 15 minutes ne réinitialise pas le compteur.
- CamĂ©ras Survision, avec Scheidt & Bachmann ; une dizaine de magasins en test, d’autres sites dĂ©jĂ Ă©quipĂ©s ailleurs.
- Ce n’est pas une amende mais une pĂ©nalitĂ© contractuelle privĂ©e, dont la valeur dĂ©pend du droit local.
Sources : Clubic, Journal du Geek, ZDNet.
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Le Bien Heureux · RĂ©daction Capibara · Dimanche 20 septembre 2026