Un GPS privĂ© annoncĂ© prĂ©cis au centimètre : Xona s’apprĂŞte Ă lancer les six premiers satellites de Pulsar
La start-up Xona doit lancer en octobre 2026 six satellites de Pulsar, un service de positionnement payant en orbite basse, annoncé précis au centimètre.

Le GPS est gratuit, mondial et financĂ© par des États. Vouloir le concurrencer avec un service payant a tout de la mauvaise idĂ©e, et le patron de Xona Space Systems reconnaĂ®t l’avoir pensĂ© lui-mĂŞme. Sa start-up californienne doit pourtant envoyer en orbite, en octobre 2026, les six premiers satellites de sa constellation Pulsar, rapporte TechCrunch le 9 octobre.
Plus près, donc plus fort
Le GPS amĂ©ricain et ses Ă©quivalents europĂ©en, chinois et russe ont deux faiblesses connues : un signal faible, facile Ă brouiller, et une prĂ©cision de l’ordre du mètre, insuffisante seule pour un robot agricole ou une voiture autonome.
Xona place ses satellites en orbite basse, bien plus près du sol. Le signal arrive plus puissant : assez, affirme l’entreprise, pour ĂŞtre captĂ© Ă l’intĂ©rieur des bâtiments et pour dĂ©courager brouilleurs et faussaires. Elle promet une prĂ©cision au centimètre. Ce sont ses chiffres, pas encore ceux d’un service en exploitation.
Deux astuces pour tenir les coûts
Un satellite de navigation classique embarque des horloges atomiques, chères. Ceux de Xona s’en dispensent, d’après TechCrunch : proches de la Terre, ils recalent leur heure en dialoguant en permanence avec des rĂ©fĂ©rences au sol.
Seconde astuce, commerciale celle-là  : le signal est conçu pour être lu par les récepteurs GPS existants, moyennant une modification logicielle. Le fondateur résume le calcul. Le service GPS est gratuit, mais le marché, ce sont les milliards de récepteurs vendus chaque année, dont les fabricants cherchent mieux.
Six satellites ne font pas un service
Le lancement, prĂ©vu sur une fusĂ©e SpaceX, emporte quatre satellites proches du prototype mis en orbite l’an dernier et deux construits entièrement par Xona. La constellation complète doit en compter 258. Avec six, ils ne survoleront les latitudes moyennes qu’environ huit fois par jour : de quoi ouvrir une bĂŞta Ă de vrais clients, pas guider un tracteur en continu.
Xona vise une couverture complète des États-Unis, de l’Europe, du Japon et de la CorĂ©e du Sud d’ici 2028. L’entreprise a levĂ© un peu plus de 300 millions de dollars et, selon son site, a obtenu en aoĂ»t 2026 l’autorisation du rĂ©gulateur amĂ©ricain des tĂ©lĂ©coms pour son dĂ©ploiement complet.
Pour un particulier europĂ©en, rien ne change Ă court terme : les documents consultĂ©s n’Ă©voquent aucun usage sur tĂ©lĂ©phone, et les premiers clients citĂ©s sont des professionnels de la mesure du temps et de l’agriculture.
En bref
- Xona doit lancer en octobre 2026 les six premiers satellites de Pulsar, un service de positionnement privé et payant.
- L’orbite basse donne un signal plus puissant ; la prĂ©cision au centimètre est une promesse de l’entreprise.
- La constellation prĂ©vue compte 258 satellites, pour une couverture de l’Europe visĂ©e d’ici 2028.
- Aucun usage grand public n’est annoncĂ© Ă ce stade.
Sources : TechCrunch, 9 octobre 2026 ; Xona, salle de presse.
Le Bien Heureux · RĂ©daction Capibara · Dimanche 11 octobre 2026