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Le Bien Heureux · Belgique
L’essentiel geek, le temps d’une pause.
Samedi 10 octobre 2026 Édition du soir N° 45
Pratique · Au creux de l’après-midi · ≈ 3 min de lecture

scrcpy 5.0 : afficher son Android sur l’ordinateur consomme dix fois moins de processeur

L'outil libre scrcpy 5.0 décode désormais la vidéo du téléphone avec la puce graphique du PC. Ses auteurs annoncent une charge processeur divisée par dix.

Un téléphone à clavier tenu en main et, à côté, un mini-ordinateur uConsole qui affiche le même écran grâce à scrcpy
L'écran d'un téléphone Android recopié par scrcpy sur un mini-ordinateur uConsole, en 2023, avec une version antérieure de l'outil. © Masahiko OHKUBO · CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Afficher l’Ă©cran de son tĂ©lĂ©phone Android sur son ordinateur, et le piloter au clavier et Ă  la souris, sans compte ni application Ă  installer sur le tĂ©lĂ©phone : c’est ce que fait scrcpy, un outil libre et gratuit bien connu des dĂ©veloppeurs. Sa version 5.0, publiĂ©e le 5 octobre 2026, règle son principal dĂ©faut : il faisait chauffer le processeur.

La carte graphique prend le relais

Le tĂ©lĂ©phone envoie son Ă©cran sous forme de flux vidĂ©o, que l’ordinateur doit dĂ©coder en continu. Jusqu’ici, ce travail revenait au processeur. La version 5.0 le confie par dĂ©faut au circuit graphique, conçu pour cela.

Les dĂ©veloppeurs annoncent un dĂ©codage plus rapide, une charge processeur divisĂ©e par dix et une consommation en baisse. Ce sont leurs chiffres, sans protocole publiĂ© dans les notes de version ; le gain rĂ©el dĂ©pendra de la machine. Sur un portable, c’est surtout l’autonomie et le silence du ventilateur qui devraient en profiter.

Si la puce graphique ne sait pas traiter le flux, scrcpy revient tout seul au décodage logiciel.

Pour l’essayer

L’outil s’adresse Ă  ceux qui veulent taper un long message au clavier, faire une dĂ©monstration, enregistrer l’Ă©cran ou dĂ©panner un tĂ©lĂ©phone dont la dalle est abĂ®mĂ©e. Il fonctionne sous Windows, macOS et Linux.

  • Sur le tĂ©lĂ©phone, activer les options pour les dĂ©veloppeurs, puis le dĂ©bogage USB.
  • Brancher le tĂ©lĂ©phone en USB et accepter la demande d’autorisation qui s’affiche.
  • Lancer scrcpy sur l’ordinateur : le dĂ©codage matĂ©riel est actif sans option.
  • En cas d’image figĂ©e ou corrompue, forcer l’ancien mode avec scrcpy --hwdec=disabled.

Sous Linux, le dĂ©codage matĂ©riel passe par VA-API et rĂ©clame le pilote correspondant (le paquet va-driver-all sous Debian et Ubuntu). Cette procĂ©dure suit la documentation du projet ; elle n’a pas Ă©tĂ© testĂ©e par le journal. Penser Ă  dĂ©sactiver le dĂ©bogage USB ensuite si l’on n’en a plus l’usage : c’est une porte d’entrĂ©e vers le tĂ©lĂ©phone.

Les autres nouveautés

  • Des versions pour Windows sur Arm, utiles aux PC Ă  puce Snapdragon.
  • La capture de tous les types de sons du tĂ©lĂ©phone en mode lecture audio.
  • La correction de la touche AltGr sur certaines dispositions de clavier, celle qui sert Ă  taper l’arobase sur un clavier belge ou français. Les notes ne prĂ©cisent pas quelles dispositions sont corrigĂ©es.
  • Des touches qui se perdaient avec certains claviers ne se perdent plus.

scrcpy est développé chez Genymobile et son code est ouvert. Il fait depuis des années, gratuitement, ce que plusieurs constructeurs présentent comme une exclusivité de leur écosystème.