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Le Bien Heureux · Belgique
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Dimanche 25 octobre 2026 Édition du matin Numéro LX
Actualités · Entre deux cafés · ≈ 2 min de lecture

L’IA de Google au Pentagone : des chercheurs de DeepMind démissionnent

Des chercheurs de Google DeepMind quittent l'entreprise pour protester contre l'usage de son IA par le Pentagone, jusque dans des opérations classifiées.

Vue aérienne du Pentagone, à Arlington, avec ses cinq façades et ses parkings, au coucher du soleil
Le Pentagone, siège du département américain de la Défense, en 2023. © John Wright / DOD (domaine public)

L’usage militaire de l’intelligence artificielle divise à nouveau Google. Selon la BBC, citée par ZDNet le 22 octobre 2026, plusieurs chercheurs de Google DeepMind, le laboratoire d’IA du groupe, ont démissionné pour protester contre le renforcement des liens entre l’entreprise et l’armée américaine.

Un contrat jusque dans le classifié

En début d’année, Google a conclu un accord qui autorise le département américain de la Défense à utiliser ses modèles d’IA pour des « usages gouvernementaux légitimes », y compris dans des opérations classifiées. Le contrat prévoit des restrictions, notamment sur les armes autonomes, la surveillance de masse de la population américaine et la sélection de cibles sans supervision humaine appropriée.

Des garde-fous jugés illusoires

C’est précisément ce point qui inquiète les démissionnaires. Dans des opérations classifiées, par définition hors de vue, ils doutent que Google puisse vérifier que ses propres règles sont respectées, et qu’un contrôle humain effectif soit garanti sur les systèmes d’IA utilisés. Un ancien salarié, cité anonymement, estime que l’entreprise n’a que des moyens limités pour s’en assurer.

Un vieux débat chez Google

Ce n’est pas la première crise. En 2018, des milliers d’employés avaient protesté contre le projet Maven, qui utilisait l’IA de Google pour analyser des images de drones du Pentagone, et l’entreprise avait renoncé à renouveler le contrat. Début 2025, Google avait en revanche retiré de ses principes sur l’IA l’engagement de ne pas développer d’applications pour les armes. Les démissions montrent que ce virage ne fait pas l’unanimité en interne, alors que les grands laboratoires d’IA se disputent désormais les contrats de défense américains.

En bref

  • Plusieurs chercheurs de Google DeepMind ont démissionné, selon la BBC.
  • Un accord autorise le Pentagone à utiliser l’IA de Google, y compris dans des opérations classifiées.
  • Le contrat exclut les armes autonomes et la surveillance de masse, mais les démissionnaires doutent des contrôles.
  • Google avait renoncé au projet Maven en 2018 avant de lever son interdit sur les armes en 2025.

Sources : ZDNet, d’après la BBC (22 octobre 2026).

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