Un navigateur mobile qui accepte enfin les extensions du Chrome Web Store
Vivaldi 8.2 ouvre l’accès direct au magasin d’extensions sur téléphone. La marche à suivre, et les trois limites que l’éditeur ne met pas en avant.

Vivaldi 8.2 pour Android sait installer les extensions du Chrome Web Store, une semaine après l’avoir fait sur ordinateur. Cela paraît anodin. C’est en réalité la façon la plus simple d’obtenir aujourd’hui un bloqueur de publicité complet sur un téléphone.
Comment on s’y prend
- Mettez le navigateur Ă jour en version 8.2, puis ouvrez-le.
- Touchez l’icône en forme de pièce de puzzle dans la barre d’adresse. Elle ouvre directement le Chrome Web Store.
- Installez l’extension voulue comme vous le feriez sur un ordinateur.
- Une fois posée, elle se range sous cette même icône. Vous pouvez en épingler certaines pour y accéder d’un geste.
- Pour chaque extension, vous choisissez si elle s’applique partout, ou si vous en excluez certains sites.
Ce que les autres proposent
Firefox et Edge acceptent des extensions sur Android, mais seulement une sélection validée par leurs soins. Vivaldi ouvre l’accès direct au magasin, ce qui n’est pas la même chose. Chrome, sur Android, ne propose rien du tout, et l’on peut raisonnablement supposer que la présence d’un bloqueur de publicité dans un navigateur vendu par une régie publicitaire poserait un problème de doctrine interne.
Les limites, annoncées par l’éditeur lui-même
Toutes les extensions conçues pour un écran d’ordinateur ne fonctionnent pas sur un téléphone, et le navigateur le dit sans détour. Elles ne se synchronisent pas non plus : il faut les installer appareil par appareil, même si leurs données, elles, peuvent suivre. Ajoutons ce que l’éditeur ne dit pas : l’absence de sélection validée signifie aussi l’absence de filtre. Une extension mal portée peut vider une batterie, et une extension qui demande à lire le contenu des pages le lira vraiment, sur un appareil où l’on consulte sa banque.
Faut-il pour autant l’installer
Vivaldi a tout intérêt à mettre en avant ce que son concurrent ne fait pas, et il embarque déjà son propre blocage des traqueurs et des publicités, qui suffit à beaucoup d’usages. L’intérêt réel des extensions est ailleurs : les outils que personne d’autre ne fournit, un gestionnaire de mots de passe précis, un lecteur simplifié, une règle de réécriture d’URL. Pour bloquer la publicité, l’option intégrée fait déjà le travail.
Le Bien Heureux · Redaction Capibara · Samedi 12 septembre 2026