Une fusĂ©e rĂ©utilisable a dĂ©collĂ©, et nâa surtout pas essayĂ© de se poser
Pallas-1 a réussi son vol inaugural depuis Jiuquan. Le premier étage est conçu pour revenir, mais la récupération attendra le second semestre 2027.

Dans la nuit du 31 aoĂ»t au 1er septembre, depuis la zone dâessai spatiale commerciale de Dongfeng, sur la base de Jiuquan, lâentreprise privĂ©e Galactic Energy a rĂ©ussi le vol inaugural de Pallas-1. Cinquante-deux mĂštres, deux Ă©tages, environ sept tonnes en orbite basse. La charge utile nâa pas Ă©tĂ© communiquĂ©e.
Le plus intĂ©ressant est ce qui nâa pas eu lieu
Le premier Ă©tage porte des grilles de pilotage hypersoniques et des jambes dâatterrissage. Il nâa pourtant tentĂ© aucun retour. Ce nâest pas un Ă©chec, câest une mĂ©thode : on valide dâabord que la fusĂ©e vole, on apprend Ă la faire revenir ensuite. La premiĂšre tentative de rĂ©cupĂ©ration est annoncĂ©e pour le second semestre 2027, avec un objectif de vingt-cinq vols par Ă©tage.
Sur les chiffres, gardons la tĂȘte froide. Falcon 9 emporte environ trois fois plus en orbite basse et se pose depuis dix ans. Pallas-1 ne joue pas dans cette catĂ©gorie et ne prĂ©tend pas y jouer.
Pourquoi ça compte quand mĂȘme
Parce que la Chine construit ses constellations de satellites, et quâune constellation ne se remplit pas avec des exploits : elle se remplit avec un lanceur fiable qui part souvent et coĂ»te peu. Câest exactement le crĂ©neau visĂ©.
(Et il faut reconnaĂźtre un certain sang-froid Ă qui installe des jambes dâatterrissage puis annonce calmement quâil ne sâen servira pas avant lâan prochain.)
En bref
Un vol rĂ©ussi, une rĂ©cupĂ©ration remise Ă plus tard, et une ambition qui se mesure en cadence plutĂŽt quâen tonnage.
Sources : Space.com, Global Times et China Daily, 1er septembre 2026.
Le Bien Heureux · RĂ©daction Capibara · Jeudi 3 septembre 2026