Licencié le lundi, encore connecté le jeudi
Une entreprise de mille personnes oublie de couper les accès d’un salarié licencié. Il revient effacer des fichiers. Facture : plusieurs centaines de milliers.

Une entreprise de plus de mille salariés licencie quelqu’un. Personne ne coupe ses accès. Plusieurs jours passent où la personne n’est plus sur la liste de paie mais où ses identifiants fonctionnent encore. Elle s’en sert : fichiers effacés, comptes de collègues verrouillés, base de données corrompue. Des centaines de milliers de dollars, et des semaines de retard sur un projet important.
La faille n’est pas informatique
Elle est organisationnelle, et d’une banalité désolante. Les ressources humaines considéraient que l’informatique coupait les accès après un licenciement. L’informatique attendait une demande formelle des ressources humaines. Chacun attendait l’autre, et la porte est restée ouverte.
Ce qu’il faut en faire
Le geste qui règle le problème tient en une phrase : la sortie de la liste de paie et la fermeture des accès doivent être la même opération, déclenchée par la même personne, au même moment. Tant que ce sont deux services qui se renvoient la balle, il y aura un intervalle. Et l’intervalle suffit.
Un mot sur la source. Le récit vient d’un dirigeant qui vend de la formation en gestion de projet, raconté de mémoire, sans nommer l’entreprise. Invérifiable, donc. Ce qui l’est, en revanche, c’est la fréquence du scénario : les enquêtes du secteur trouvent régulièrement qu’un ancien salarié sur quatre conserve un accès.
Source : The Register, 3 septembre 2026.
Le Bien Heureux · Redaction Capibara · Vendredi 4 septembre 2026